Aujourd’hui, on prend la direction d’Indre, commune située sur le territoire de Nantes et sa métropole. Grâce à un circuit de 6,5 kilomètres, on découvre le village de Basse-Indre, sa culture maritime et fluviale et son sens certain du détail. Au cœur de cet ancien village de pêcheurs, le temps s’arrête et les surprises se comptent pas dizaine. On en prend plein les mirettes de maisons aux murs colorés, de volets peints, de venelles grimpantes et de secrets bien gardés…

D’abord, on débute la balade sur le quai Besnard, face au bac de Loire et au fleuve. On prend la direction de l’Ouest et on rencontre quelques petites pépites. Ici, les enseignes sont désuettement vintage, à l’image du Café du Port. Quelque pas plus loin, on découvre l’île de la Motte ainsi que son étier. Le long de la promenade, on devine facilement la douceur de la vie indraise. On se balade en famille, on joue à la pétanque, on laisse sécher son linge à la vue des passants, on ouvre une bouteille de vin à l’heure du déjeuner ou de l’apéritif… En bref, la belle vie ! De l’autre côté de la rue, le long du quai Jean Bart, les maisons de maîtres et de pêcheurs se succèdent. On croise de beaux jardins où fleurissent arbres et glycines ainsi que des portails ouvragés que l’on aimerait bien pousser.

On remonte la rue Pasteur et on marque un temps d’arrêt à l’entrée de la rue Marcel Sembat. A cet endroit, les façades colorées défilent et on assiste à une alternance de rose, d’orange et de jaune. Difficile de résister à cet appel coloré et à l’envie irrépressible de contracter un prêt (et de vendre trois reins), d’obtenir l’une de ces jolies maisons et de vivre une vie semblable à un film de Jacques Demy.

156 384 images plus tard, on poursuit la balade rue Jean Jaurès. Depuis cette rue, on aperçoit le bourg de Basse-Indre, un peu plus haut, et ses belles maisons. Puis le cadre devient bucolique, les façades anciennes s’effacent petit à petit et laissent place à des espaces naturels. Ensuite, on accède à un quartier résidentiel que l’on sillonne jusqu’à retrouver la rue Jean Jaurès et le Café de la Piscine.

Un peu plus loin, on traverse l’étier de la Bouma et on profite d’une jolie vue sur l’église Saint-Hermeland. On passe par l’avenue de la Loire et on longe un chemin de campagne jusqu’à retrouver l’étier. A ce niveau de la promenade, si l’envie et le courage de faire quelques kilomètres supplémentaires se font sentir, on peut prendre la direction de Haute-Indre, un autre village plein de charme. Plus tard, il semblerait que l’on rejoigne la Loire. On profite alors de points de vue sur la rive opposée du fleuve, sur Bouguenais et Roche-Ballue. On suit la Loire sur plusieurs centaines de mètre, on quitte le fleuve quelques instants puis on emprunte un énième pont.

Finalement, on retrouve les quais indrais et de nombreuses ruelles grimpantes. On monte vers le cœur du village, on choisit une venelle au hasard, on déambule, on déniche des heurtoirs insolites… On découvre de nombreux points de vue sur le pont de Cheviré et la métropole ainsi que sur le fleuve et les villages de l’estuaire : Coüeron, La Montagne et Saint-Jean-de-Boiseau. Au fil de cette flânerie, on croise également l’église Saint-Hermeland et son cimetière.

De la rue Jules Guesde à la rue Aristide Briand, on retrouve des rues colorées et une douceur de vivre que l’on troquerait bien contre l’agitation urbaine quotidienne ! Comment cela ? La vente d’organe est interdite ?! Trêve de plaisanterie, la rue Aristide Briand regorge de petites pépites : de la mosaïque, des plantes et des Playmobil coincés derrière de vieilles vitrines, des belles demeures aux balcons et portails ouvragés, d’autres venelles à explorer, des anciennes devantures… Ensuite, on redescend vers la Loire et son bac par la rue Frédéric Lemoine. D’ailleurs, cette voie offre un joli tableau, une maison où s’exposent de nombreuses curiosités… Nains de jardin, flamant rose, cigales, tortues, elfes et fesses de farfadets sont au rendez-vous !

A partir de là, plusieurs options sont possibles. En premier lieu, on peut longer la Loire et ses quais vers l’Est. Entre la base nautique, le mini-golf, le mouillage et l’échouage de quelques bateaux, les aménagements sont des plus agréables ! Autre solution ? On peut monter à bord du bac et traverser la Loire jusqu’à Indret, dernière des quatre îles indraises. De cette façon, on profite d’un beau panorama sur Basse-Indre, ses quais et son église. Le voyage est gratuit, la traversée dure quelques minutes et le bateau charge et décharge ses passagers continuellement. Et de la rive opposée, on embrasse l’estuaire de la Loire, depuis le site industriel d’Indret jusqu’au clocher de Couëron.

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2 Replies to “Découvrir l’estuaire de la Loire : Basse-Indre, ses couleurs vives et sa douceur de vivre”

  • J’ adore l idée. Faut il faire partie d une association pour naviguer sur la Loire en canoë ? Merci pour ces belles photos
    Pascale

    • Bonjour Pascale,
      Il y a des bases de location en amont de Nantes pour pratiquer le canoë sur la Loire. Quant à l’estuaire (où se trouve Basse-Indre), pas besoin de faire partie d’une association. Mais il faut veiller à être très prudent, que ce soit en terme de marée et de coefficient 🙂
      Sinon, il y a un club d’aviron sur la commune du Pellerin adepte des sorties sur l’estuaire par tous les temps et à toutes les saisons ! Cela peut être pratique pour trouver des renseignements !

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